4. Tiruvanamalai, haut lieu spirituel


Après une semaine magnifique à Madras, je commence à saturer de la ville, du bruit et du trafic. Il est temps de retrouver la nature et le calme… Six heures de bus local me mènent à Tiruvannāmalai (à ma grande surprise on visionne des films tamoul dans un décor qu’il me semble reconnaître… mais oui c’est chez moi ça ! Beaucoup de films indiens sont tournés en Suisse).

Après 6 heures de bus, au travers de paysages splendides d’amoncellements de gros cailloux aillant pourtant la taille de colline, entourés de champs d’un vert éclatant, j’arrive enfin à destination.

Mon hôtel est d’un design artistique, flambant neuf, aux sols de marbre, digne d’un certain nombre d’étoiles des standards européen. Ce, pour 300 roupies la chambre (7.50chf). Cela vaut la peine de voyager au sud de l’Inde hors saison touristique, pour peu d’être acclimaté avec les températures élevées (merci les Andamans).

Tiruvannāmalai est un haut lieu spirituel de l’hindouisme. C’est au sommet de la montagne Arunachal que Shiva est apparu en une colonne de feu, lingam de lumière, lors de la dispute entre Brahma et Vishnu pour savoir lequel est le plus grand.

La ville est également connue pour l’ashram du maître spirituel Sri Ramana Maharshi (1879 – 1950). Son enseignement, centré sur le Soi et la question Qui suis-je ? A inspiré de nombreux philosophes et enseignants spirituels.

« En juin 1896, alors qu’il avait seize ans et qu’il se trouvait seul dans une chambre au domicile de son oncle, Venkataramana fut saisi par une soudaine terreur de mourir et, sans perdre conscience, il sentit tous les symptômes de la mort s’emparer de son corps. C’est alors qu’il pensa en lui-même que ce corps allait donc être emmené bientôt sur le bûcher de la crémation pour y être réduit en cendres. Au cours de cette expérience mystique, il perdit toute trace de peur ou de désir pour quoi que ce soit et réalisa de façon claire et définitive la distinction entre le corps mortel et la conscience immortelle, autrement dit entre l’existence et la Vie. Ayant alors perdu tout intérêt pour les choses du monde, il se retira dans les grottes de la colline d’Arunachala qui surplombe la petite ville de Tiruvannāmalai au sud de l’Inde dans le Tamil Nadu. Il vécut ainsi en ermite, mendiant, à l’occasion, un bol de riz, comme c’est l’usage en Inde, sans jamais tenter de convaincre personne ni d’enseigner quoi que ce soit. C’est plus tard qu’il fut en quelque sorte repéré et que des gens intrigués par l’extrême douceur de sa présence s’approchèrent de lui et connurent des expériences spirituelles. Ils reconnurent en lui quelque chose dont parlent les écritures sacrées mais qui ne se rencontre pas couramment dans l’existence. Il devint sans l’avoir voulu ni refusé le maître de milliers de disciples qui virent en lui une incarnation de « Dieu fait homme » et l’un des plus grands hommes de sagesse que l’Inde eût connu. Dans toute l’Inde contemporaine, il fut connu sous le nom de Sri Ramana Maharshi.

Le Maharshi exhortait tous ceux qui l’écoutaient à se poser inlassablement la question « Qui suis-je? », indiquant ainsi la direction que le chercheur doit prendre pour couper la racine même de l’Illusion (Mâyâ) ou hallucination qu’est le « Je ». » (Source www.wikipedia.com)


Sur le chemin de la découverte de moi-même, est-ce un hasard d’être arrivée à Tiruvannāmalai ? Je ne me suis pas sentie attirée par l’ashram et ses enseignements, mais j’ai ressenti l’énergie du lieu.

Les ballades dans la montagne m’ont ressourcée. Oui cette montagne est riche et puissante ! Mais promis la prochaine fois que je fais de la varappe sur des pentes raides pour atteindre un sommet, je mets autre chose aux pieds que mes crocs.



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